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Ce site a pour but de vous faire découvrir mon travail.

 

Auteur photographe, je collabore avec les artistes, les différents professionnels du spectacle et les créatifs en tous genres…

Mes différentes expériences dans l'Art  de la photographie, de la musique et les belles rencontres humaines m’ont apporté une grande ouverture d’esprit ainsi que le désir d’en découvrir encore plus !

 

De collaborer et d'avoir la confiance des artistes et des groupes comme Scorpions, Kyo, Jennifer Batten (guitariste de Michael Jackson), Catherine Ringer (Rita Mitsouko), Franky Costanza, Sinsémilia et bien d'autres encore m'a apporté énormément dans ma démarche artistique

ROCK INTERVIEW

Par Rock In Thionville – Mars 2021

• ARTISTE : Stéphane Mallaisé

• PROFESSION : Photographe

• VILLE : Metz

STEPHANE MALLAISE : La Leçon De Photos

-------------------------ROCK ITW ------------------------

Durant cette période compliquée pour le monde du spectacle et de la culture, Rock In Thionville soutient les artistes locaux et les structures locales. Dimanche 21 Mars, nous avons soutenu l’équipe du CDN Le Nest de Thionville et aujourd’hui nous donnons la parole à Lord Photographer, le grand Monsieur Stéphane Mallaisé dont les clichés captés lors de concerts dans les salles du secteur nous captivent et nous donnent envie de replonger dans l’ambiance des lives du Monde d’Avant.

Embarquez pour une leçon de photos particulière au cours de laquelle Stéphane évoque son art, ses trucs, donne plein de conseils, parle de musique, de culture et plus encore ! Bref, pour le premier anniversaire de Rock In Thionville, régalez-vous et sans plus attendre, Stéphane Mallaisé, la Rock Interview, c’est ici et maintenant alors GOOOOO !

Rock In Thionville : Salut Stéphane, peux-tu te présenter ?

Hello, je suis Stéphane Mallaisé ou « le photographe de Rock » ou encore comme certains aiment me surnommer « Lord Photographer », photographe dans le monde musical.

Je suis né au siècle dernier à Metz, donc un trentenaire dans le corps d'un cinquantenaire (rire).

Après avoir voulu sauver le monde et faire le bien autour de moi, je suis passé des zones de guerres aux salles de concerts car la musique a toujours fait partie intégrante de moi.

Je collabore avec les artistes, les différents professionnels du spectacle et les médias locaux et nationaux.

R.I.T : Pour toi, qu'est-ce qu'un photographe en général et un photographe de rock en particulier ?

Un photographe est une personne qui va capter ou immortaliser un moment pour représenter sa vision du monde sur un support papier ou autre « il fige le temps présent » il peut sublimer quelque chose de très laid et diaboliser la perfection.

Un photographe de Rock et une appellation qui me semblait à la fois bizarre et réductrice au départ car on navigue dans plusieurs styles et couleurs musicales. Mais tout compte fait cette appellation me plaît car on a une âme Rock « Pour ceux qui en on encore une » (rire) et la plupart des photographes qui gravitent dans cette sphère sont même musiciens ou pratiquent d'un instrument ce qui se ressent dans leurs photos.

R.I.T : Ta passion pour la photographie, c'est venu comment ?

Au départ capter la tristesse de ce monde !!!

Comme je le dis toujours je suis passé des zones de guerres aux salles de concerts. Je cite souvent ma phrase fétiche « Ni dieux, Ni maître, ma vie au service des autres », jeune je voulais rendre le monde meilleur.

Puis les aléas de vie et un problème de santé m'ont privé d'une passion, jouer de la basse et ce jour-là le monde s'est arrêté. Mais j'ai eu la chance d'avoir des anges gardiens dans mon cercle d'amis « Artistes, producteurs, photographes, patrons de caf' con' ou de salles » qui m'ont tous tendus la main et poussés pour me remettre en selle, en me disant de lier mes deux passions « la musique et la photographie ».

R.I.T : Des photographes dont tu admires le travail ?

L'anglais Ross Halfin, les français Rod Maurice, Eric Canto et Richard Bellia sont des photographes que j'adore par leurs styles.

R.I.T : Comment décrirais-tu ton style ?

Question très compliquée. J'essaie toujours de faire passer une émotion dans mes prises de vues et les photos que je fais sont à la fois de la photographie d'action et du portrait d'artiste.

Je pense que chaque photographe de concerts a son style sans vraiment pouvoir lui donner un nom.

R.I.T : Quel matériel utilises-tu ?

J'utilise principalement des boîtiers Nikon, en ce moment j'ai des D500 que je trouve très polyvalents pour faire du reportage photographique avec des objectifs tels que le 70-200mm f/2.8 et le 24-70mm f/2.8.

R.I.T : Existe-t-il une méthode Stéphane Mallaisé, un "rituel" bien précis avant, pendant et après un "shooting" ?

Une méthode Stéphane Mallaisé je ne sais pas mais j'ai mes rituels !!!

Avant chaque shooting j'écoute les albums des artistes afin de m'imprégner de leur musique et je regarde leurs vidéos pour voir leurs jeux de scènes et principalement les éclairages car dans la majorité des concerts tu ne peux prendre des photographies que les trois premiers morceaux donc pas question pour moi de commencer a faire mes réglages sur place (je règle mes appareils avant et je peaufine sur place).

Arrivé sur place, suivant la prestation et le lieu, je rencontre l'artiste ou la prod pour faire le point sur la prestation et je regarde le plan de scène afin de bien me placer dès le départ dans le crash barrière.

Une fois de retour je décompresse et suivant les demandes je fais un premier tri afin que certaines photos soient validées rapidement par l’artiste ou la prod (c’est le cas avec CALOGERO qui demande à voir toutes les photographies).

Et pour finir une bonne douche car je rentre de certains concerts ou festivals en ayant l’impression d’avoir fait un combat de boxe,

R.I.T : Selon toi, quelles sont les compétences, les savoir-faire et savoir-être nécessaires pour être un bon photographe ?

Un bon photographe doit avoir le sens de l'observation, être discret, avoir de la patience, être sociable et avoir confiance en lui.

R.I.T : Comment sait-on lorsqu'il faut choisir entre le noir et blanc ou la couleur ?

La photo noir et blanc ou couleur est une question que l’on peut se poser en fonction de ses goûts photographiques. La photographie en noir et blanc est un incontournable pour plusieurs photographes de concerts. C’est le cas de Adam Elmakias.

Moi, je ne me pose plus la question du choix de la couleur ou du noir et blanc. Je photographie directement en couleurs, la technologie numérique me permettant aisément, le cas échéant, de traiter mes images en noir et blanc. Après le noir et blanc peut sauver un shooting quand tu as énormément de fumée ou un éclairage bien galère.

R.I.T : Quels logiciels utilises-tu ?

La grande question de la retouche photo !!!! J’utilise vraiment un minimum les logiciels de retouches. Travaillant en manuel avec mes appareils et avec le fils du temps j'arrive a avoir le rendu que je veux avoir sans passer des heures à les retoucher. 70 pour cent de mes photographies sont brutes. Mais pour répondre à ta question j’utilise Adobe Lightroom et Adobe Photoshop.

R.I.T : Quels sont tes meilleurs souvenirs de concerts ?

Il y en a plusieurs comme finir la soirée avec les artistes en loge, les artistes qui viennent jouer avec ton objectif comme Klaus Meine ou Rudolf Scenker du groupe Scorpions ou la star mondialement connue qui te fais monter sur scène pour faire des photos avec le public.

R.I.T : Les rencontres artistiques qui t'ont le plus marqué ?

Tous les artistes que j'ai rencontrés m'ont marqué car ils apportent tous une pierre à la construction de mon travail.

Pour en citer quelques-uns je dirais Jennifer Batten "guitariste de Michael Jackson et Jeff Beck ", Catherine Ringer des « Rita Mitsouko », Nono de « Trust » et François Hadji-Lazao de "Pigalle, Les garçons bouchers".

R.I.T : Des anecdotes à nous raconter ?

Comme beaucoup de monde j’écoute de la musique et je vais dans des concerts depuis mon adolescence et quand tu as 16-18 ans tu regardes certains artistes avec des étoiles dans les yeux (Les Rita Mitsouko, les Bérus, etc …) puis le temps passe. Et un jour « Boum » tu te retrouves à boire un café avec Catherine Ringer ou faire des blagues et de la philosophie avec Loran Béru.

R.I.T : On te connaît pour ton travail dans le monde de la musique. Avec la situation actuelle, tu bosses sur quoi en ce moment ?

En ce moment et au vu de la situation sanitaire je fais le tour des plates-formes pour voir si je tombe sur un groupe ou un artiste coup de cœur afin de préparer la reprise.

J'ai aussi investi dans un studio photo où je travaille sur différentes compos avec mon fils, j’aimerais sortir une série photographique entre le Dark et l’univers Tim Burton.

Et je travaille aussi sur l’écriture d’un ouvrage sur l’histoire locale, donc pas le temps de s'ennuyer. Mais j'ai vraiment hâte que les concerts reprennent !!!!!!

R.I.T : Quels conseils donnerais-tu à un débutant qui souhaiterait se lancer dans cet art mais qui ne saurait pas par où commencer ?

En premier, il faut lui poser la bonne question : pourquoi veux-tu faire des photos de concerts ???

Tu veux faire de la photographie juste pour rencontrer des stars (Alors arrête tout de suite).

Tu veux devenir riche (Alors arrête tout de suite).

Tu ne connais rien en musique (Alors arrête tout de suite).

La photographie de concert est l'une de ces spécialités photo qui font rêver mais c'est aussi l'une des plus complexes à pratiquer.

Comme dans tout travail il faut de bons outils pour obtenir les résultats souhaités, le terme « Bon » ne veux pas dire neuf ou cher surtout pour quelqu'un qui commence. Mais il faut un boîtier qui tient la route pour pouvoir monter en ISO et un objectif avec des critères bien spécifiques telles que la focal et l’ouverture car il ne faut pas oublier que malgré tous les jeux de lumières, on évolue souvent dans des salles très sombres et où les flashs sont interdits.

Avant toute chose, il faut prendre conscience qu’il faut obligatoirement maîtriser son boîtier : être capable de changer les réglages sans bidouiller trois jours ni sortir son manuel de 600 pages s’il le faut, et connaître les limites de son appareil.

Où commencer ??? La meilleure école c'est le bar, le caf 'conc' ou les concerts dans la salle municipale du coin. Dans tous les cas n'oublie pas de faire une demande auprès des personnes qui gèrent ou organisent le concert, voir le groupe.

Et surtout je lui rappellerai de se faire plaisir et d’être un fantôme « Oui un fantôme, tu ne passes pas ton temps collé au nez de l'artiste avec ton objectif et respecte le public qui lui a payé sa place et préfère voir le concert que ton dos. ».

R.I.T : Que préfères-tu le plus dans la relation artistes-photographe ?

La confiance, la complicité et l'amitié. En tant que photographe d'artistes et de concerts tu fais partie de la famille du monde musical donc j’ai la chance d’avoir des relations privilégiées.

R.I.T : Stéphane, comment nous décrirais-tu la photo parfaite ?

Je ne suis pas sûr que la photo parfaite existe. Dans mon cas j’estime que la photo est

réussie lors que j’entends la musique et l'artiste chanter rien qu’en regardant celle-ci.

Il m'arrive de demander l'avis de mon épouse ou de mon fils car je suis très critique envers moi-même et un œil extérieur et toujours le bienvenu lorsque tu as la chance d'être entouré par deux artistes.

R.I.T ; Sinon, question musique, tu écoutes quoi en ce moment ?

J'écoute en premier lieu mes groupes préférés comme les RAMONES, LED ZEPPELIN, différents groupes de Reggae et ces dernières semaines SABATON, LES RAMONEURS DE MENHIRS et SHAKA PONK,

R.I.T : En ce qui concerne la scène locale, des coups de cœur ? Des groupes/artistes que tu conseilles de suivre ?

La scène locale est riche en groupes et chanteurs en tous genres, mais j'ai un gros coup de cœur pour REDEMPTION qui est un groupe de métal de la banlieue de Metz formé d'un père et de ses deux fils qui se sont produits sur scène avec les plus grands au Helfest en 2018.

Après, on a tellement de richesse musicale sur la région qu'il difficile de faire une liste.

R.I.T : Merci Stéphane pour cette interview. Le mot de la fin ?

Un grand merci pour cette interview et longue vie à Rock In Thionville !!!!

Dans le monde d'après n’hésitez surtout pas à aller soutenir tous les artistes de la scène locale, nationale, internationale, les salles, les Caf' Con' et autres festivals.

Soutenez-les aussi sur les réseaux sociaux cela compte énormément pour le moral.

La musique, l'art et la culture, c'est la vie.

Et si vous me croisez, faite moi un signe, même si je suis un fantôme et que j’ai vendu mon âme au diable je ne mange personne (rire).

Merci Stéphane pour avoir répondu à nos questions !!!

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